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Pourquoi le manager de transition doit-il régulièrement clarifier son degré d’autonomie ?

Parce que l’autonomie définie au début de la mission n’est pas toujours comprise de la même façon par le client et par le manager de transition. Certains dirigeants laissent une totale liberté après quelques mois, d’autres veulent choisir eux-mêmes parmi les solutions proposées. Le conseil de Luc Marot, président d’ADN Transition et acteur du management de transition depuis 2005 : refaire régulièrement le point avec le client, même si tout a été cadré au départ.

En bref

– Le degré d’autonomie est fixé lors des entretiens avec le client, mais chacun peut l’interpréter différemment.

– Selon les clients, le manager peut décider seul ou doit proposer plusieurs solutions et laisser le dirigeant choisir.

– Pour éviter les malentendus, il faut refaire des points réguliers sur ce sujet tout au long de la mission.

Autonomie totale ou décisions validées : quelles différences ?

D’un client à l’autre, le même manager de transition peut se retrouver dans deux situations très différentes.

Critère Autonomie totale Autonomie encadrée
Qui décide ? Le manager de transition Le dirigeant, parmi les options proposées
Validation Pas nécessaire Requise pour chaque décision importante
Rôle du manager Avancer et trancher Construire et présenter plusieurs solutions
Situation type Un client qui fait pleinement confiance, par exemple après trois mois de mission Un client qui souhaite garder la main sur les choix

Aucune des deux situations n’est meilleure que l’autre. Le risque, c’est de se croire dans la première alors que le client attend la seconde.

Pourquoi l’autonomie est-elle un piège en mission ?

Avant chaque mission, les entretiens avec le client servent à fixer le périmètre et le degré d’autonomie du manager : jusqu’où il peut aller seul. Sur le papier, tout est clair. Dans les faits, le dirigeant et le manager ne mettent pas toujours la même chose derrière les mêmes mots.

 

Luc Marot, président d’ADN Transition, le résume ainsi :

« Le degré d’autonomie, c’est un point extrêmement important et c’est un des pièges dans lesquels on peut tomber. L’autonomie n’est pas forcément comprise de la même façon par le client et par le manager de transition. »

Que faire des sujets que le dirigeant ne veut pas voir abordés ?

En cours de mission, le manager de transition découvre parfois des sujets que le directeur général préfère ne pas voir traités. Or dès que le manager commence à travailler dessus, ces sujets prennent de l’importance pour l’équipe qu’il dirige. Ils deviennent difficiles à refermer.

D’où l’intérêt d’en parler avec le dirigeant avant de s’y engager, plutôt que de découvrir après coup qu’on est sorti de son mandat.

Comment éviter les malentendus sur son autonomie ?

En ne considérant jamais le sujet comme réglé une fois pour toutes. Le degré d’autonomie se vérifie au démarrage, puis tout au long de la mission, notamment quand la relation de confiance évolue ou qu’un sujet sensible apparaît.

 

C’est le conseil que donne Luc Marot :

« Il faut toujours faire un point sur son degré d’autonomie. Même si cela a été déterminé en amont et au démarrage de la mission, refaites des points réguliers sur ce sujet avec le client, pour être sûr qu’il n’y a pas de malentendu. »

Le rôle de l’associé ADN Transition pendant la mission

Chez ADN Transition, chaque mission est suivie par un associé du cabinet, lui-même ancien dirigeant. Il participe au cadrage, notamment à la définition du degré d’autonomie du manager, et encourage ces points réguliers avec le client tout au long de la mission.

Le cabinet s’appuie sur un vivier de plus de 5 000 managers de transition, qualifiés en permanence par les associés. Si vous envisagez cette voie, découvrez notre espace dédié aux managers.

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Qui est Luc Marot ?

Luc Marot est président d’ADN Transition. Il travaille dans le management de transition depuis 2005. Il a débuté sa carrière comme auditeur chez Arthur Andersen, puis a été directeur financier chez McDonald’s, NRJ et Lagardère. Depuis septembre 2026, il est administrateur de France Transition.

Découvrir les associés et senior advisors d’ADN Transition

ADN Transition en quelques faits

– Cabinet de management de transition fondé en 2013.

– Un vivier de plus de 5 000 managers de transition.

– 6 associés et 7 senior advisors, qui qualifient eux-mêmes les managers.

– Implantations à Boulogne-Billancourt et à Lyon.

– Valeurs : exigence, disponibilité et sincérité.

Questions fréquentes

Qui fixe le degré d’autonomie d’un manager de transition ?

Il est défini avec le client lors des entretiens qui précèdent la mission, puis précisé au démarrage. Chez ADN Transition, l’associé du cabinet participe à ce cadrage.

Un manager de transition peut-il décider seul ?

Cela dépend du client. Certains lui laissent une totale autonomie, d’autres préfèrent qu’il propose plusieurs solutions et choisir eux-mêmes.

Pourquoi refaire le point sur son autonomie en cours de mission ?

Parce que le client et le manager peuvent comprendre différemment l’autonomie convenue, et que la relation évolue. Des points réguliers évitent les malentendus.

Que faire si un sujet semble sensible pour le dirigeant ?

En parler avec lui avant de s’y engager. Une fois lancé, un sujet devient important pour l’équipe et il est difficile de faire marche arrière.

Vous envisagez de devenir manager de transition ?

Les associés d’ADN Transition, tous anciens dirigeants, échangent avec les managers qui souhaitent rejoindre le vivier du cabinet, et les accompagnent pendant chaque mission.

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